Pont de l'Île d'Orléans: pas de péage ni de passerelles

Par Matthieu Boivin, Journal Le Soleil, 16 février 2008

Québec

Québec écarte l'idée d'instaurer un péage sur le pont de l'île d'Orléans pour en amortir les importants coûts de rénovation. Quant à l'hypothèse d'en élargir les voies en érigeant une passerelle suspendue pour vélos et piétons, elle est en bonne voie d'être rejetée.

Il en coûterait entre 20 et 35 millions $ de plus pour construire des passerelles de chaque côté de l'ouvrage de 1,7 km et récupérer l'espace des trottoirs afin d'élargir la chaussée, explique le sous-ministre adjoint pour la région de Québec du MTQ, Jean-Louis Loranger. L'idée est encore à l'examen, mais elle a du plomb dans l'aile.

«Il passe très peu de piétons sur ce pont, dit-il. Et dans les grosses pointes, c'est 300 vélos par jour. Est-ce que ça vaut entre 20 et 35 millions? (…) Je pense qu'on va maintenir les largeurs actuelles et plutôt penser à des mesures de mitigation qui vont servir très bien les clientèles touristiques de l'île.»

Transports Québec discute avec la Commission de la capitale nationale d'aménagements qui permettraient aux visiteurs de se stationner à leur arrivée dans l'île et d'y débarquer leurs vélos. Le concept des approches, tant du côté sud que nord, pourrait être revu.



Photothèque Le Soleil

À 73 ans, la dalle de ce pont patrimonial doit être entièrement refaite. Les piliers doivent également être consolidés pour être conformes aux nouvelles normes sismiques nationales et internationales. Du côté nord, ils reposent de plus sur de l'argile très sensible. Le MTQ a écarté la construction d'un nouveau pont, qui coûterait entre 400 et 500 millions $. Comme les câbles porteurs, selon les tests, peuvent durer encore 75 ans, on a opté pour une rénovation de 80 millions $ — si on exclut les passerelles suspendues. Ces travaux prolongeront de 75 ans la vie du pont, plaide le MTQ.

Parce qu'il dessert une île de seulement 7000 habitants et qu'il n'est emprunté en moyenne que par 11 700 véhicules par jour (9000 l'hiver et 14 000 l'été), certains s'interrogent sur l'opportunité d'investir près de 100 millions $ et suggèrent un péage. Le ministère rejette l'idée.

«Habituellement, dit M. Loranger, là où il n'y a qu'un seul lien disponible, c'est gratuit. Et il n'est pas dans notre intention pour l'instant de mettre le pont à péage pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas d'alternative, et qu'on ne voudrait pas que ça coûte aussi cher à exploiter, un système de péage, que ce qu'il peut rapporter.»

Écartée aussi l'idée d'ériger une jetée, en raison de contraintes environnementales.

Le MTQ ne prévoit entreprendre la réfection de la dalle qu'en 2009, de sorte qu'aucune entrave à la circulation ne sera imposée cette année. On débutera cependant en 2008 la construction d'une rampe d'embarquement de 5 millions $ au quai de Saint-Laurent, pour le traversier qui sera offert aux insulaires pendant les travaux. Il s'agira d'un débarcadère permanent à des fins de sécurité civile. Pendant la réfection de la dalle, le ministère promet, sauf imprévus, de ne jamais fermer le pont le jour, les fins de semaine ou pendant les fériés. Les travaux devraient se terminer en 2010.



Article ajouté le 2008-02-16 , consulté 45 fois

Commentaires


Saby le 16/02/2008 à 22:25:35
Ma question n'a pas trop de rapport à cet article, mais il s'agit du Pont Pierre Laporte, la société du 400 ième de la ville de Québec aurais fait une demande pour installer un gros 400 ième. Je voudrais savoir comment se fait-il que la société du 400 ième affirme avoir fait une demande l'an dernier et de nouveau cette année et que le ministère du Transport affirme le contraire ? Et est-ce sécuritaire et « fesable » d'installer un telle panneau sur le pont de Québec ?
saby le 16/02/2008 à 22:27:22
Denier question a été mal formulé

Est-ce sécuritaire et « fesable » d'installer un tel panneau sur le pont Pierre Laporte ? car depuis 1970 aucun panneau sauf pour la route n'y a été admis.
Pontife le 16/02/2008 à 23:00:56
Il faut s'en remettre à la loi sur les panneaux-réclame pour répondre à ce questionnement. Je ne suis pas connaisseur de cette loi mais, à mon avis, une telle publicité implantée directement sur la structure est interdite pour d'évidentes raisons de sécurité routière.
Saby le 17/02/2008 à 21:31:35
Quelles sont les raisons ?
Pontife le 17/02/2008 à 21:37:16
La lecture de publicité sise dans l'axe routier oblige le conducteur à lever les yeux et quitter le champ visuel de la chaussée. Un bref moment de distraction guette le conducteur qui risque alors l'accident.

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