24 mars - Prête à sacrifier du patrimoine
Par Martin GUINDON
Journal Le Citoyen, 22 mars 2009
La Ville d’Amos n’écarte pas la possibilité de sacrifier un peu de la valeur patrimoniale du pont couvert Émery-Sicard, dans le quartier St-Maurice-de-Dalquier, si cela peut permettre d’assurer sa réouverture. Elle invite aussi la ministre des Transports, Julie Boulet, à presser le pas dans ce dossier.
Le pont est fermé depuis le 9 octobre 2007, en raison du haut niveau d’insécurité résultant de la détérioration de sa structure. Le
ministère des Transports (MTQ) a confié le mandat à la firme Stavibel
d’élaborer des scénarios pour sa restauration, en priorisant la dimension patrimoniale de la structure. Il l’a retournée à la ta ble à dessin, en février, pour trouver des alternatives moins coûteuses, quitte
à en réduire un peu la valeur patrimoniale.
«Si le ministère des Transports est prêt à mettre un beam d’acier
pour solidifier la structure et permettre ainsi la réouverture du pont
à la circulation, on pourrait être en faveur. L’important, pour nous et
nos citoyens de ce secteur, c’est la réouverture du pont. On pourrait
par exemple cacher le beam d’acier avec du bois», affirme le maire suppléant Léandre Paré.
La Ville veut sur tout éviter que le MTQ retarde ou pire, décide de ne
pas restaurer le pont en raison des coûts prohibitifs que ça pourrait
représenter. Cette fermeture ferait subir de graves préjudices aux citoyens de ce quar tier, tant au niveau économique que social, alors
qu’il faut effectuer un détour de près de 80 km pour se rendre d’un
côté à l’autre du pont.
«Ça fait quelques séances que l’on reçoit la pression de nos citoyens, qui veulent qu’à no tre tour on fasse pression sur le ministère.
C’est ce que nous faisons. Il faut que cette situation soit réglée cet
été, pour qu’à l’automne l’agriculteur n’ait pas à assumer une nouvelle fois ce détour insensé. C’est la même chose pour les fa milles qui
sont séparées par le pont. On comprend que ça ne pouvait être réglé
l’an dernier, mais ça doit se faire cette année», estime Léandre Paré.
Commentaires
Sylvain Raymond site : www.atawalk.com | le 27/03/2009 à 01:58:42
Ne serait-il pas acceptable de se servir le madrier laminer pour se projet?
La vraie perte patrimoniale est quant le pont est détruit!!!
Depuis plus de 800 ans les pont de bois de l'Europe sont rénovés et renforcer pour soutenir des chargent toujours plus lourdes. Seulement ici en Amérique, on prèche des dicourt platte sur l'authenticité et la valeur soit disant patrimoniale des pont de bois... et on refuse bêtement d'évoluer et nos ponts brûlent!!!
On ne se souçis pas du tout des usagers, Il devrait avoir des arches ou des madriers en laminer intégrés à la structure de St-Maurice avant que les gens de la place ne se décourage et le brûle... le résultat de la politique de conservation préféré de **** (Note du Pontife : Pas de règlement de compte sur des individus ou des organisme) !!!
Faudra se réveiller messieurs!!!
Et vite!
Sylvain
Pontife le 28/03/2009 à 00:06:03
Si vous ne le savez pas il y a deça 50 ans le Ministère des Travaux publics du Québec construisait une douzaine de ponts en bois à poutres lamellées-collées avec dalle également lamellée. Plusieurs des ponts subsistants se comportent encore très bien. Évidemment, que ce système a fait ses preuves. Ramener des systèmes structuraux en bois traité dans la construction d'ouvrages de courte et moyenne portée lorsqu'utilisés en tablier supérieur pourquoi pas ?
Personnellement, je ne suis pas convaincu qu'il faille faire dans la poutre triangulée en bois à tablier inférieur comme à la belle époque. Le problème est d'introduire trop de variétés de systèmes structuraux et de matériaux dans un parc de ponts publics ce qui multiplie les difficultés de se garder des équipes compétentes pour veiller sur chacun d'eux. Le Québec est une petite province avec un très petit bassin de spécialistes et d'entrepreneurs. Je ne sais pas si vous l'avez étudié mais le pont le plus durable restera à mon humble avis celui qui est le plus simple dans sa conception, qui présente le minimum de combinaisons dans les matériaux, comprend le minimum de membrures et dépourvus au maximum d'accessoires, facile à mettre en oeuvre par l'entrepreneur moyen, facile à inspecter, entretenir et réparer.
Moi, je verrais bien renforcer un pont couvert dont la poutre Town présente une relâchement important des noeuds avec une poutre lamellée-collée comme système structural d'appoint.
Un système d'aubans discret et bien pensé est aussi une solution drôlement intéressante.
Certains ponts de bois en arc construits sur les chemins forestiers du Québec sont fort intéressants. Un jour, il faudrait documenter davantage les applications faites en forêt. Peux-être avez-vous l'information pour produire un article ?
Je crois qu'il faut informer nos commettants par de l'information, une argumentation soignée et polie.
Moi aussi je travaille depuis plus de 10 ou 15 ans à ce que le Québec rattrappe son retard au niveau du patrimoine pont. Y a pas mal d'efforts de faits et de la sensibilisation reste encore à faire.
Commentaires
Sylvain Raymond site : www.atawalk.com | le 27/03/2009 à 01:58:42Ne serait-il pas acceptable de se servir le madrier laminer pour se projet?
La vraie perte patrimoniale est quant le pont est détruit!!!
Depuis plus de 800 ans les pont de bois de l'Europe sont rénovés et renforcer pour soutenir des chargent toujours plus lourdes. Seulement ici en Amérique, on prèche des dicourt platte sur l'authenticité et la valeur soit disant patrimoniale des pont de bois... et on refuse bêtement d'évoluer et nos ponts brûlent!!!
On ne se souçis pas du tout des usagers, Il devrait avoir des arches ou des madriers en laminer intégrés à la structure de St-Maurice avant que les gens de la place ne se décourage et le brûle... le résultat de la politique de conservation préféré de **** (Note du Pontife : Pas de règlement de compte sur des individus ou des organisme) !!!
Faudra se réveiller messieurs!!!
Et vite!
Sylvain
Pontife le 28/03/2009 à 00:06:03
Si vous ne le savez pas il y a deça 50 ans le Ministère des Travaux publics du Québec construisait une douzaine de ponts en bois à poutres lamellées-collées avec dalle également lamellée. Plusieurs des ponts subsistants se comportent encore très bien. Évidemment, que ce système a fait ses preuves. Ramener des systèmes structuraux en bois traité dans la construction d'ouvrages de courte et moyenne portée lorsqu'utilisés en tablier supérieur pourquoi pas ?
Personnellement, je ne suis pas convaincu qu'il faille faire dans la poutre triangulée en bois à tablier inférieur comme à la belle époque. Le problème est d'introduire trop de variétés de systèmes structuraux et de matériaux dans un parc de ponts publics ce qui multiplie les difficultés de se garder des équipes compétentes pour veiller sur chacun d'eux. Le Québec est une petite province avec un très petit bassin de spécialistes et d'entrepreneurs. Je ne sais pas si vous l'avez étudié mais le pont le plus durable restera à mon humble avis celui qui est le plus simple dans sa conception, qui présente le minimum de combinaisons dans les matériaux, comprend le minimum de membrures et dépourvus au maximum d'accessoires, facile à mettre en oeuvre par l'entrepreneur moyen, facile à inspecter, entretenir et réparer.
Moi, je verrais bien renforcer un pont couvert dont la poutre Town présente une relâchement important des noeuds avec une poutre lamellée-collée comme système structural d'appoint.
Un système d'aubans discret et bien pensé est aussi une solution drôlement intéressante.
Certains ponts de bois en arc construits sur les chemins forestiers du Québec sont fort intéressants. Un jour, il faudrait documenter davantage les applications faites en forêt. Peux-être avez-vous l'information pour produire un article ?
Je crois qu'il faut informer nos commettants par de l'information, une argumentation soignée et polie.
Moi aussi je travaille depuis plus de 10 ou 15 ans à ce que le Québec rattrappe son retard au niveau du patrimoine pont. Y a pas mal d'efforts de faits et de la sensibilisation reste encore à faire.